Pour prendre conscience de son potentiel et atteindre son objectif, une profonde introspection est de mise. Et pour cause, nul changement ne s’opère avec une attitude d’attentisme et une passivité aveugle. Transcender ses difficultés nécessite d’abord un dépôt de bilan matériel, affectif et spirituel. Et pour passer de l’état de faire à la conscience d’être, entrer en soi en sondant ses pensées est la première étape pour assister à une véritable transformation. Cette citation en est l’illustration parfaite. « Une personne qui ne voit pas ses erreurs ne changera jamais » Un aphorisme qui invite à faire abstraction de nos œillères qui entravent parfois notre quête du bonheur. En faisant la rétrospective de notre passé, nous mettons fin aux schémas répétitifs qui nous condamnent à commettre les mêmes erreurs à notre égard et à celui des autres.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Cette citation du célèbre scientifique Lavoisier est sans équivoque : nos réticences n’empêchent pas le changement car tout est en mouvement. A mesure que nous avons des mécanismes d’auto-sabotage, notre nature profonde mute pour nous transformer en reflet de nos pensées. Et si nous prenions parti de notre potentiel de changement pour nous transformer en meilleure version de nous-mêmes ? Une personne qui ne voit pas ses erreurs ne changera jamais et se transforme malgré elle en spectateur de sa vie.

Le mythe de Sisyphe : une allégorie parlante

Les paraboles issues de la mythologie peuvent nous amener à réaliser des concepts intellectuels universels. Le mythe de Sisyphe en fait partie car il s’agit de l’histoire d’un homme puni par les dieux, condamné à rouler un énorme rocher jusqu’au sommet d’une montagne. Seulement, une fois son but accompli, ce dernier retombe et il purge sa peine en perpétuant le cycle de l’absurde. Cette allégorie illustre parfaitement la condition des hommes aveuglés par leur propre entêtement. Persuadés d’agir correctement, ils peuvent parfois se murer dans une spirale sans fin qui finira par les définir. Aveugles aux leçons que nous donne l’existence, nous pouvons constituer notre propre entrave aux changements.

Est-ce nécessaire de changer ?

Alors, me direz-vous, pourquoi cette injonction à changer constamment ? Qu’est-ce que cela nous apprend ? Autant de questions qui poussent à renforcer notre résistance à un meilleur soi. Pour y répondre, il est important d’être au fait que l’homme comporte une dualité qu’il nourrit avec ses pensées. En entretenant des mécanismes saboteurs, nous nous heurtons à des obstacles qui sont notre responsabilité dans notre quête naturelle du bonheur. Parce que cet état est la fin ultime à laquelle nous aspirons tous, il est essentiel de lever le voile sur ce qui constitue une entrave à l’harmonie entre nos pensées et nos actes.

Le changement : une introspection indispensable

Pour changer, rien ne se bâtit sur un terreau aride sans fondations. Pour être l’architecte de sa propre existence, il est nécessaire d’avoir une vision. Nos aspirations, les relations que nous souhaitons avoir, la vie qu’on aimerait mener, autant de chantiers qui ne peuvent s’établir sans d’abord identifier nos désirs. Et pour comprendre ce qui brime leurs réalisations, nos erreurs sont l’obstacle à sonder.  Parfois, il est nécessaire d’interroger ses proches avant de se tenir à une décision radicale. Être témoin de ses pensées est également un moyen de ne pas céder à l’impulsivité et aux passions tristes qui nous confortent dans l’attentisme.

Nos erreurs, nos leçons

Les erreurs sont souvent des vecteurs d’opportunités. « Une personne qui n’échoue pas n’a jamais tenté d’innover » Cette citation du scientifique pionnier Albert Einstein exprime parfaitement le caractère indispensable de ces vecteurs de changement.

Et nous sommes condamnés à cheminer vers les remises en questions, mais ces dernières sont indispensables pour faire les ajustements qui incombent à nos attentes. Quand elles sont conscientisées, nos erreurs ne sont plus des obstacles mais des opportunités d’apprendre à prendre les rênes de notre vie. Cette expérience nous amène à ouvrir les yeux et à grandir. Parfois, ces « mauvaises attitudes » sont exactement ce que nous souhaitons à un moment ponctuel avant de réaliser que ces états d’esprits ne nous correspondent plus.

Et c’est cela qui nous amène à entrer avec notre soi véritable et à ses mutations perpétuelles. Se pousser dans ses retranchements et aux émotions qu’ils provoquent en nous permet d’accéder à l’état d’exister et à faire fi du « faire » et de l’ « avoir ».